| Date
de l'épisode : 14/04/2003
Endroit actuel : Le Cap
(Cape Town), Afrique du Sud
Nombre de jours depuis le départ
: 212
Nombre de pays traversés
: 25
Derniers pays traversés
: Botswana, Namibie, Afrique du Sud
Nombre de kilomètres
réalisés : 33.695 km
Commentaires concernant le futur trajet :retour
le 16 à 8h00 à Bruxelles
Apres 212 jours de voyage, 33.695 kilomètres,
25 pays traversés, plus d’une centaine
de contrôles aux bureaux de douane et d'immigration,
deux embrayages remplacés, un nouvel alternateur,
quinze pneus crevés, des dizaines de petites
réparations, des heures passées dans des
garages africains, plus de quatre mille photos et surtout
des milliers de rencontres et des images plein la tête,
nous voici arrivés à l’extrême
sud de l’Afrique, Cape Town, la fin de notre périple
en Afrique.
En quittant Victoria Falls, notre
objectif était de parcourir la dernière
étape à notre aise jusque Cape Town. Nous
avons donc repris la route en quittant le Zimbabwe,
via le Botswana.
Au Botswana, la route menant du Parc
de Chobe (que nous avions visité précédemment)
à Nata est surprenante. On vous explique. Vous
roulez tranquillement entre les gouttes de pluie car
on y a retrouvé la pluie et, tout à coup,
entre le battement des essuie-glaces et les gouttes
de pluie, on découvre au loin, une grosse tache
grise. On ne sait pas ce que c’est et on continue.
Et puis petit à petit, cela se confirme. Un gros
éléphant est en train de faire les cent
pas sur le goudron. On continue à s'approcher
et l’éléphant fait volte-face en
nous regardant. Il est en train de penser : «
Qui sont ces deux belges qui viennent perturber ma promenade
journalière ? » On s’arrête
et on enclenche même la marche-arrière
car on voit bien qu il est perturbé. Ca passe,
il reprend sa promenade et cela pendant cinq minutes.
Finalement, il se décide à retourner dans
les fourrés et on re-enclenche la marche-avant
et continuons notre route. Sur cette route de deux cents
kilomètres, à plusieurs reprises, on a
eu le même scénario.
Poursuivant notre route au Botswana,
nous ferons des haltes à Maun (près du
Delta de l’Okavango) et à Ghanzi (non loin
du désert du Kalahari).
Nous passons la frontière vers la Namibie
et faisons une pause à Windhoek la capitale,
principalement pour un problème technique. Depuis
le départ de Victoria Falls, nous avons à
nouveau des problèmes de démarrage. Chaque
matin, soit, elle démarre difficilement, soit,
nous demandons aux personnes autour de nous de nous
aider à pousser la voiture. Arrivés à
Windhoek, nous nous rendons donc dans un garage afin
de fixer ce problème avant Cape Town. Notre alternateur
est défectueux. Fini, les mécaniciens
qui prennent le temps de démonter l’alternateur
comme à Arusha pour changer la pièce défectueuse.
L’alternateur est remplacé.
Depuis le Botswana, c’est encore une nouvelle
Afrique que l’on découvre. Les routes sont
en parfait état et désertes. Des kilomètres
sans rencontrer personne, sans croiser un village ou
même des animaux traversant la route. De plus,
en passant dans les villages et les villes il n’y
a plus des centaines d’échoppes vendant
des légumes, du bois, des bonbons, etc. Il manque
quelque chose par rapport à l’Afrique que
nous avons traversée depuis le début.
Tout semble trop ordonné, trop propre. Plus moyen
d’acheter des boissons, du pain ou des légumes
sur la route, il faut aller dans des pompes d’essence
ou des supermarchés. On n’est plus trop
habitué.
Cette impression nous l’aurons jusqu’à
notre arrivée à Cape Town.
Nous quittons la Namibie en passant
par des routes en ligne droite sur des kilomètres
à perte de vue sans croiser grand monde.
Arrivés à la frontière
avec l’Afrique du Sud, notre joie est
immense. Enfin, nous arrivons dans le dernier pays à
parcourir et nous découvrons un panneau avec
l’inscription "Cape Town 679". Il nous
reste donc 679 kilomètres afin de boucler notre
voyage. Ca parait si peu après tous les kilomètres
effectués.
Notre dernière étape avant Cape Town est
Vanrhynsdorp, une petite ville sud-africaine à
300 kilomètres de Cape Town. Pas grand chose
à faire un dimanche soir dans cette minuscule
ville. Le camping est vide et les restos fermés.
Mais sachant que deux "touristes" sont en
ville, la propriétaire et la cuistot ouvrent
leur affaire et nous reçoivent. C'est une splendide
entrée en matière pour l’Afrique
du Sud. Elles nous font goûter de l’autruche
et du gemsbok, nous ouvrent des bouteilles de vin de
la région et surtout nous passent les hits du
moment en Afrikaans. En écoutant la musique,
on se serait cru à une kermesse en Flandres.
Avec cette langue qui ressemble très fort au
néerlandais, on sent que l’on se rapproche
de plus en plus de la "Belgique".
Le lendemain, dernière étape
avant Le Cap. L’émotion est grande.
A 100 kilomètres de la ville, apparaît
le sommet de Table Mountain, la montagne de 1000 mètres
surplombant le Cap. A 35 kilomètres, l ensemble
de la ville blottie au pied de Table Mountain apparaît,
c est une ville splendide en bord de mer qui nous ouvre
ses portes. Une demi-heure de conduite et nous arrivons
au centre de la ville.
Nous sommes le lundi 31 mars, il est 13h35
et c'est au rythme de la version Afrikaans de "Stand
up for the Champions" que nous rentrons dans la
ville. Notre joie est énorme. Nous
déposons la voiture dans une auberge de jeunesse
et nous rendons directement au Waterfront, l’ancien
port de Cape Town truffé de restaurants. Nous
passons l’après-midi au soleil à
la terrasse d’un bon petit resto pour célébrer
notre arrivée au Cap. A notre surprise, nous
trouvons à la carte de la Stella Artois, première
bière belge que nous trouvons en Afrique. Au
programme donc, nous avons Stella Artois, dégustation
des vins sud africains, poissons et pour bien terminer
Amarula (liqueur de café sud Africaine). La journée
se terminera aux petites heures du matin après
avoir annoncé dans plusieurs bars de la ville
que nous étions bien arrivés...
Nous avons prévu de passer quinze jours
au Cap. Le père de François nous
rejoint normalement le 7 avril pour passer la dernière
semaine africaine avec nous. Mais avant cela, il faut
arranger le rapatriement de la voiture et notre retour.
La journée du mardi, nous nous rendons dans deux
compagnies maritimes et nous prenons rendez-vous pour
le 14 avril afin de rentrer la voiture dans un container
à destination d'Anvers. Mercredi, nous trouvons
un billet d'avion. Nous quitterons donc le sol africain
le 15 avril avec une arrivée le 16 à Bruxelles.
Les formalités effectuées, on continue
à profiter de la ville du Cap. Nous faisons des
ballades dans City Bowl, la vieille ville, nous louons
des VTTs afin de se balader le long des plages et grimper
quelques cols autour de Table Mountain, nous passons
une journée à la plage et nous goûtons
régulièrement les vins locaux afin d’être
prêts pour faire la visite des caves.
Nous passons une journée sur Robben Island,
l'île à 11 kilomètres du Cap sur
laquelle a été détenu Nelson Mandela
pendant 18 ans. Un ancien détenu politique nous
guide dans cette visite et nous relate les conditions
de vie en prison et la vie des Natives (noirs) au moment
de l'apartheid. Ca fait beaucoup réfléchir…
Le 7 avril arrive et coup de téléphone.
Problème de passeport à l’embarquement
et le papa de François n’a pas pu embarquer.
Il n’arrivera donc que le jeudi 10 avril, seule
date disponible pour un prochain vol. Nous décidons
donc de garder la visite des caves et un tour de la
ville pour sa venue. Et nous continuons à profiter
de la ville et de ces derniers moments africains.
Nous décidons donc d’aller jusqu’au
Cap de Bonne-Espérance. C’est
donc le 9 avril vers 15h00 que notre Land Rover se rend
au point le plus au sud-ouest de l’Afrique, l’objectif
final de notre périple africain. Nous sortons
notre drapeau belge pour fêter l’évènement
et sommes accueillis par des applaudissements d’un
groupe de français qui ont compris que nous arrivions
au point ultime de notre voyage.
Le 10 avril, le papa de François arrive enfin
d’Europe et son séjour de quatre jours
va être chargé. Nous fêtons son arrivée
dans un bon resto du Waterfront en ne se privant pas
de goûter quelques vins locaux. Dès le
lendemain, nous sommes partis pour deux journées
dans la région des vins afin
de faire le tour des vignobles de Paarl, Stellenbosh
et Franschoek. Le paysage est exceptionnel
et, entre nous, la voiture se remplit de vins rouges
et blancs sud-africains au fur et a mesure de notre
découverte de la région. Le pinotage,
le chenin, le cabernet, le shiraz, le merlot, etc. nous
livrent donc tous leurs secrets durant ces deux journées.
Nous passerons la nuit dans une splendide propriété
au style « Cape Dutch » au milieu des vignobles.
De retour au Cap, nous passons la journée du
dimanche à flâner et visiter les alentours
de la ville. Et finalement, ce lundi matin, la voiture
effectue ses derniers kilomètres africains (du
centre de Cape Town au port) afin de la charger dans
un container à destination d’ Anvers. Lorsque
les portes du container se referment sur notre voiture
qui nous a amenés jusqu’ici, la fin du
voyage se fait de plus en plus palpable. Afin d’oublier
cela au plus vite, nous prenons le téléphérique
menant au sommet de Table Mountain,
la montagne dominant le Cap et admirons le paysage à
perte de vue permettant de nous remémorer tous
les endroits où nous avons passé du temps
depuis notre arrivée au Cap.
Demain, c’est le départ pour la Belgique.
Nous aurons encore droit à une matinée
au Cap avant d’embarquer. Nous arriverons le 16
avril a 8h00 du matin à Zaventem en provenance
du Cap, via Amsterdam. Et nous serons contents de tous
vous revoir dès notre retour.
Nous profitons de cette fin de périple africain,
pour tous vous remercier d’avoir suivi notre aventure
africaine et pour tous les messages que vous avez soit
laissés sur notre livre d’or, soit envoyés
via mail. Et nous nous retrouvons rapidement pour la
suite du périple en Asie.
Merci à toutes les personnes qui nous ont accueillies
durant ce voyage
• Paris, France: merci à
la famille de Villepin et à Anthony Herve de
nous avoir hébergés la première
nuit de notre périple,
• San Sebastian et Madrid, Espagne:
merci à Theresa, Marc, Theresa et Victoria Mazy
pour les super moments passés à San Sebastian
et à Madrid,
• Madrid, Espagne: merci à
Laurence Fontinoy de nous avoir emmenés dans
les petits endroits sympas de la ville
• Madrid, Espagne: merci à
Arnaud Tasiaux de nous avoir apporté tout ce
que l'on avait oublié au départ,
• Fès, Maroc: merci à
Anouar El Beqqali, Nadia El Alouni et leur famille de
nous avoir hébergés, guidés dans
la ville et surtout pour avoir mis tout en oeuvre lors
de notre première panne d'embrayage,
• Dakar, Sénégal:
merci à Hubert, Pascale Gazeau et leurs enfants
pour leur accueil et leurs bons tuyaux pour Cape Town,
• Kaolack, Sénégal:
merci à Marie-Pierre Napel et toute sa famille
pour la journée passée en leur compagnie,
• Selinkegny, Mali: merci à
Balla Sissoko, directeur de l’école, de
nous avoir si bien reçus dans ce petit village
malien après une dure journée de route,
• Mopti, Mali: merci à
Monsieur Traore et son équipe de "La fondation
pour les enfants de la rue",
• Ouagadougou, Burkina: merci
à Nabassom Ouedraogo, associé de Deloitte
& Touche Burkina de nous avoir fait découvrir
la ville,
• Tamale, Ghana: merci à
Lansa Anumu Adam, de nous avoir reçus chez lui
alors que l’on cherchait vainement un endroit
pour se poser le long de la route,
• Lomé, Togo: merci à
Arnaud Lambotte pour la splendide semaine que l’on
a passée dans sa maison et pour le perfectionnement
de nos dons de chanteurs au bar karaoké de Lomé,
• Cotonou, Bénin: merci
à Alain Kempinaire et Ilse Adriaens de nous avoir
reçus, de nous avoir donnés des bons filons
pour la préparation de la voiture pour la traversée
Tchad-Soudan et pour le rock bien trempé à
5h00 du mat,
• Cotonou, Bénin: merci
à Maurice Montfranc, rencontré au hasard
de la route au Mali dans sa Peugeot 505, et son épouse
pour la journée passée ensemble,
• Houndodji, Bénin: merci
à Dominique, Dominique et leurs enfants pour
les très bons moments que nous avons passés
ensemble et pour leur aventure incroyable,
• Niamey, Niger: merci à
Clothilde Alloke et sa famille pour les deux jours passés
en leur compagnie,
• N'Djamena, Tchad: merci à
Guy Mallet, consul honoraire de Belgique pour le gros
coup de main qu’il nous a donné pour l’obtention
de nos visas soudanais,
• N'Djamena, Tchad: merci à
Martial Kemhoyal pour sa compagnie durant notre long
séjour à N'Djamena et pour le splendide
samedi passé au pari-vente,
• Khartoum, Soudan: merci à
Herbert van Drongelen, un hollandais parcourant le monde
à vélo depuis cinq ans de nous avoir prêté
des dollars afin de pouvoir continuer notre périple
jusqu'à la frontière éthiopienne,
• Nairobi, Kenya: merci à
Nathalie Springuel de nous avoir si bien reçus
dans son appart et de nous avoir emmenés de jour,
comme de nuit, dans tous les meilleurs endroits de la
ville,
• Kigali, Rwanda: merci à
Patrick Gashagaza, associé de Deloitte &
Touche Rwanda et Albert Mugunga de nous avoir accueillis
à Kigali,
• Arusha, Tanzanie: merci à
Sarah de Hemptinne et Andrea pour le splendide accueil
à Arusha et pour nous avoir si bien soignés
durant notre séjour,
• Cape Town, Afrique du Sud:
merci à Suzan, Gilles de Moyencourt et leurs
enfants pour la soirée passée ensemble
et pour l’intérêt qu’ils ont
montré pour notre voyage,
• Cape Town, Afrique du Sud :
merci à Jamila et Marie pour les supers moments
passés à Cape Town,
• Cape Town, Afrique du Sud :
merci à Annick et Pino Capostagno pour la splendide
soirée en leur compagnie,
Merci à toutes les autres personnes que nous
avons rencontrées et que nous n’avons pas
mentionnées ci-dessus.
Photos
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