| Date
de l'épisode : 01/09/03
Endroit actuel : Oulan-Bator,
Mongolie
Nombre de jours depuis le départ
: 212 (Afrique) , 115 (Asie)
Nombre de pays traversés
: 25 (Afrique), 5(Asie)
Derniers pays traversés
: Russie
Nombre de kilomètres
réalisés : 33.695 km (Afrique),
1.523 km à vélo (Asie), 215 km à
cheval (Asie), 5.237km en transports locaux (Asie),
7.900 km en avion (Asie), 7.461 km en train Transmongolien
(Asie)
Commentaires concernant le futur trajet : Retour
en Belgique le 03/09 en bus.
Après ce splendide séjour
passé en Mongolie, c’est le 19 août
que j’ai embarqué à bord du Transmongolien,
le train reliant Pékin à
Moscou en passant par la Mongolie.
Arrivé à bord, je m’ínstalle
dans mon compartiment et je suis en compagnie de Vladek,
un tchèque ayant visité ses amis en Mongolie
et de retour dans son pays, et un couple d’Israéliens
désirant passer un mois en Sibérie.
La première étape du trajet me mène
de Oulan-Bator à Irkoutsk, une
ville en Sibérie toute proche du lac Baïkal.
24 heures de train qui me feront quitter au fur et à
mesure les steppes mongoles s’étendant
à perte de vue pour rentrer en Sibérie
et ses multitudes d’arbres et splendides maisonnettes
de bois.
Cette première journée et nuit est un
bon entraînement pour la suite du voyage, quelques
jours plus tard à destination de Moscou.
• Tout d’abord, c’est une bonne
manière de pénétrer dans
une nouvelle région car au fur et à
mesure du voyage, le paysage change petit à
petit pour vous transporter dans la beauté
des paysages de Sibérie. Avec, en prime, un
splendide coucher de soleil sur les steppes mongoles
juste avant de passer la frontière Mongolie-Russsie.
• Ensuite, en voyageant à bord de ce
train, le plus sympa est le contact et les rencontres
avec les personnes voyageant à bord. Tout
au long du trajet, malgré mon niveau de russe
qui était nul au départ et qui s’est
un petit peu amélioré, j’ai discuté
avec Vladek de nos pays, de nos familles, de la Mongolie
et de la Sibérie qu’íl connaît
bien. Le tout, évidemment autour d’une
bonne bouteille de vodka (on n’est pas en Russie
pour rien), et en partageant nos nourritures.
Arrivé à Irkoutsk, en
Sibérie, mon principal désir est de me
rendre au bord du lac Baïkal,
lac le plus profond du monde entouré de slendides
paysages. Je prends donc un bus pour Litvianska, une
petite ville au bord du lac et je passe deux jours dans
une maison en bois, toute proche des rives du lac.
Ma grande déception est que pendant ces deux
journées, le brouillard ne se lève pas.
Je n’ai donc pas l’occasion de découvrir
la beauté du site. Heureusement, un petit musée
au bord du lac me donne un splendide aperçu des
panoramas et aussi des superbes photos du lac en hiver
lorsqu’il est gelé.
Avant de reprendre le train à destination de
Moscou, je me promène dans la ville d’Irkoutsk
à la découverte des splendides maisonnettes
en bois que l’on retrouve partout en Sibérie.
C’est le 25 août que j’embarque à
nouveau à bord du train mais cette fois-ci pour
trois jours et trois nuits avec Moscou
comme destination finale.
Je me retrouve seul étranger à bord du
train rempli de chinois et de russes. Je suis dans la
partie russe du train et tout au long du parcours, je
le passerais avec les russes du wagon.
Ces trois jours à bord passent à une
vitesse incroyable et me laisse des souvenirs inoubliables.
• Tout d’abord, le fait de rejoindre
l’Europe en train me donne l’occasion
de revenir progressivement. Et la transition par la
Sibérie est une splendide région pour
revenir en douceur. Petit à petit, les paysages
ressemblent de plus en plus à des paysages
européens. Seuls détails qui n’ont
rien à voir sont les maisonnettes de bois longeant
les voies et surtout toutes les voitures russes (Lada,
Volga, etc.) sur les routes le long du parcours.
• Et puis, je découvre la gentillesse
du peuple russe. Mon niveau de russe s’étant
enrichi de quelques mots vitaux durant ces premiers
jours en Russie, j’arrive à me faire
comprendre surtout par gestes et dessins avec les
personnes du wagon.
Je passe donc énormément de temps avec
toutes les personnes du wagon, sillonnant de compartiment
en compartiment.
Je rencontre Gena, un russe excellent
mais qui pense que quand je ne comprends pas ce qu’il
dit, le fait de répéter plus fort et
plus proche de moi va aider. On a donc des dialogues
de sourds ponctués de plein de fou-rires d’incompréhension.
Il y a aussi Luba et Sacha, qui ont
quelques très vagues souvenirs d’allemand.
Ceci nous permet de passer d’une langue à
l’autre afin de faire quelques phrases convenables,
tout en dégustant de la bière et des
poissons séchés du lac Baïkal.
Et il y a Sveta, qui ne fait que la
première journée du trajet. C’est
une splendide jeune fille russe qui s’en va
étudier policewoman en Sibérie. Elle
parle un petit peu anglais et on arrive à facilement
converser ensemble.
Il y a aussi toute les autres personnes du
wagon avec qui j’ai partagé
des moments exceptionnels malgré les très
fréquentes incompréhensions.
Et puis, il y a la responsable du wagon,
à laquelle j’essaie d’expliquer
que lorsque j’étais étudiant,
je faisais le même job qu’elle sur les
lignes internationales au départ de la Belgique.
Je pense qu’elle n’a toujours pas compris
ce que je lui voulais.
• C’est aussi beaucoup de moments libres
permettant de s’adonner à la lecture
et à l’écriture tout en admirant
les paysages défiler par la fenêtre.
En quelques mots, trois jours qui me permettent de
revenir en douceur vers l’Europe au rythme des
paysages de Sibérie, des arrêts dans les
gares et des moments passés avec les russes.
Et puis quelques heures avant d’arriver
à Moscou, le train arrive au pied de l’Oural,
frontière naturelle entre deux continents. Je
laisse donc le splendide continent asiatique derrière
moi et rentre en Europe. Cette frontière naturelle
marque, pour moi, la fin du périple d’AfricAsia
et je deviens de plus en plus impatient de rentrer en
Belgique.
Mais avant de reprendre le chemin de la Belgique, je
profite quand même de mon passage pour m’arrêter
quelques jours à Moscou et à Saint-Petersbourg.
A Moscou, je flâne dans la ville
près de la Place Rouge, visite le Kremlin, me
perd parmi les splendides lignes et stations de métro
et m’offre le luxe d’un banya russe (bain)
après les trois jours passés dans le train.
Rejoignant Saint-Petersbourg, encore
par le train, je rencontre deux français Gabrielle
et Gilles, avec qui je me ballade pendant quatre jours
dans cette ville qui est vraiment superbe. Nous allons
visiter le musée de l’Ermitage, le palais
Loussopov et le musée de la vodka, nous nous
balladons le long des canaux dans la ville, nous dégustons
les spécialités russes (blini, caviar,
pirochki, etc.).
Cette semaine à Moscou et à saint-Petersbourg
me permet de terminer en beauté ce voyage
de près d’une année qui
m’a mené au travers tant de pays, de cultures,
de paysages, de rencontres différents et si enrichissant.
J’ai l’impression que un de mes rêves
s’est réalisé durant cette année.
Ce périple que l’on avait imaginé
avec Pierre il y a plus de quatre ans, lors d’une
soirée dans une discothèque à Bruxelles
s’est réalisé.
Après avoir tant partagé par le biais
de Internet, je suis maintenant impatient de rentrer
en Belgique retrouver ma famille, Pierre et mes amis
pour pouvoir partager verbalement ce que j’ai
vécu durant ce périple.
J’espère que ces épisodes vous
ont aussi fait rêver durant cette année
et Pierre et moi vous donnons déjà rendez-vous
pour un diaporama d’ici quelques semaines.
Photos
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