| Date
de l'épisode : 27/10/02
Endroit actuel : Ouagadougou,
Burkina Faso
Nombre de jours depuis le départ
: 42 jours
Nombre de pays traversés
: 7 pays
Derniers pays traversés
: Sénégal, Mali, Burkina Faso
Nombre de kilomètres
réalisés : 9281 kilomètres
Nous revoici après près de trois semaines
d’absence. Et pour ne pas changer les bonnes habitudes,
nous sommes actuellement chez Monsieur Nabassom Ouédraogo,
Associé – Président Directeur Général
de Deloitte & Touche Burkina. Il nous a mis à
disposition son bureau, deux PCs et deux bouteilles
de So.B.Bra (la bière du Burkina) afin de pouvoir
vous fournir les dernières nouvelles fraîches
de notre périple.
Durant cet épisode, vous voyagerez avec nous
du Sénégal au Burkina Faso en passant
par le Mali. Ces trois semaines ont été
pleines de contrastes pour nous. Nous avons quitté
la côte pour s’enfoncer dans les terres
de l’Afrique de l’ouest. Nous avons quitté
le climat chaud et humide du Sénégal pour
revenir à un climat chaud et sec. Nous nous sommes
retrouvés dans des endroits touristiques aseptisés
mais surtout nous avons découvert des villages
perdus au cœur du Mali. Nous avons rencontré
des dizaines de personnes en tout genre (des villageois
africains, des touristes, des businessmen africains,
des expatriés, etc.).
Revenons donc à notre arrivée à
Dakar, il y a près de trois semaines. On pense
ne rester que deux ou trois jours afin de réviser
la voiture et filer vers le Mali. Finalement, nous y
restons 6 jours. Nous avons beaucoup aimé cette
ville. De plus, après notre première nuit
à l’hôtel (voir épisode précédent),
nous sommes accueillis par la famille Gazeau. Pascale,
Hubert et leurs deux filles viennent d’arriver
à Dakar après avoir vécu au Gabon.
Ils nous reçoivent dans leur splendide maison
pendant quatre jours.
A Dakar, cette petite semaine nous permet de nous poser
après la descente infernale du Maroc et de la
Mauritanie, de mettre à jour le site, de visiter
la ville et les environs de Dakar et de faire réviser
la voiture.
Nous nous baladons beaucoup dans la ville de Dakar (marché
Kermel et marché Sandaga) et les environs (Lac
Rose). Le marché Sandaga est le marché
principal de la ville, c’est un véritable
petit quartier où l’on trouve de tout dans
un dédale de ruelles et d’impasses. Le
plus dur pour les étrangers, c’est de passer
inaperçus, en quelques mots mission impossible.
On est à peine aux abords du marché, que
dix personnes nous tombent dessus : « Qu’est
ce que tu as besoin ? », « Viens voir mes
vêtements », « Pour le plaisir des
yeux, viens dans mon échoppe, il n’y a
pas obligation d’acheter. », etc., etc.
Après deux heures de ballade, on a notre dose
et on s’en va.
Mais surtout, nous restons jusqu’au dimanche
à Dakar car le samedi 12 octobre après-midi,
il y a un match de football amical entre le Sénégal
et le Nigéria en mémoire des victimes
du Joola (le bateau qui a coulé aux larges de
côtes sénégalaises). Nous nous rendons
donc au stade avec Hubert sans billets. Il y a deux
files gigantesques devant nous. La première file
c’est pour acheter les billets. Elle doit faire
pas loin de 500 mètres. La seconde de taille
similaire, c’est pour rentrer dans le stade. On
demande au taximan s’il y a moyen d’arranger
quelque chose pour avoir des places. Il disparaît
dans la foule pendant dix minutes et revient avec trois
billets achetés au marché noir 4000 francs
CFA (6 euros) au lieu de 2000. Nous sommes en possession
de billets, on peut donc se mettre dans la file pour
rentrer. Tout le monde est à la queue leu leu
et se tient par les hanches pour ne pas se faire dépasser.
La queue avance petit à petit vers l’entrée
du stade et on passe dans un cordon de police. C’est
la que ça bouge le plus car il y a plein de monde
sans billet qui essaie de rentrer. Les flics donnent
donc des assauts des deux côtés de la file
avec leurs longues matraques en caoutchouc pour faire
reculer la foule. C’est à ce moment là
que tu pries pour que les flics ne se trompent pas de
cible. Finalement, tout se passe bien et on rentre dans
le stade.
Une chose que l’on a toujours pas compris, c’est
le nombre de personnes qui rentrent sans payer. Devant
François dans la file, il y a avait un petit
sénégalais de 10 ans qui n’avait
pas de billet. Il est resté collé à
François jusqu’au cordon de police et quand
François à donné son billet au
policier, il est passé en douce derrière
le policier sans payer. Il nous a attendu juste après
et avait un sourire jusqu’aux oreilles. Il était
rentré dans le stade et il allait pouvoir voir
en vrai les stars de son pays. Il est resté pendant
tout le match avec nous.
On s’assied dans le stade plein à craquer
(70.000 personnes) et le match avait déjà
commencé. Le public ne chante pas mais commence
à s’agiter et à vibrer dès
que l’équipe sénégalaise
rentre en action. A la mi-temps, c’est toujours
0-0. Dès le début de la seconde mi-temps,
les nigérians marquent deux buts en 5 minutes.
L’ambiance monte et les sénégalais
applaudissent le splendide second but du Nigéria.
Finalement, c’est en fin de match que la tension
est à son comble. Le Sénégal revient
à 2-1 dans les dernières minutes. Tout
le monde est debout. Et dans les arrêts de jeu,
le Sénégal égalise à 2-2.
C’est la folie, tout le monde est debout, ça
danse, ça chante, ça crie. Les Lions du
Sénégal sont toujours vivants. Leurs stars
se sont réveillées.
Nous quittons
Dakar le dimanche 13 octobre en direction du Mali avec
une première halte à Kaolack. Nous sommes
reçus par la famille Napel. Il s’agit d’une
famille africaine dont une des sœurs est mariée
avec un français et habite en France. Nous avons
eu ce contact par des amis des parents de François.
Marie-Pierre habite avec ses filles. Nous nous retrouvons
donc rien qu’avec des femmes et leurs enfants.
Il y avait pas loin de quinze personnes dans la maison.
Nous ne les connaissons pas et elles nous reçoivent
comme des rois. Les deux filles aînées
Betty et Martiale nous font faire un tour de Kaolack
et à notre retour, nous mangeons un délicieux
repas préparé par Marie-Pierre. Nous passons
la nuit sous une moustiquaire sur la terrasse de la
maison avec vue sur les étoiles.
Merci encore à la famille Napel pour l’accueil
et cette splendide après-midi et soirée.
Le lendemain, nous remettons le cap vers la Mali. Nous
passons la frontière sans trop de difficultés
et surtout sans rien payer. On s’améliore
et on commence à avoir les bons réflexes
pour ne pas se faire arnaquer par les policiers, douaniers,
etc:
• soit on demande un papier officiel avec les
tarifs en vigueur (ce qui n’existe jamais),
• soit on leur demande d’avoir un reçu
officiel avec le montant à payer et avec leurs
noms (ce qu’ils refusent de faire),
• soit on dit que l’on est attendu par l’ambassadeur
de Belgique (dès que cela devient officiel, ils
sont moins sûr d’eux),
En général, avec ces trois méthodes,
cela fonctionne.
A peine passée la frontière Malienne,
nous nous posons en plein milieu de nulle part pour
passer la nuit.
Et nous voici partis pour quatre journées de
trajet pour rejoindre la capitale Bamako. Il faut savoir
que les routes sont bonnes au Mali entre Bamako et les
régions touristiques qui se trouvent à
l’est de Bamako. Et pas de chance, nous arrivons
de l’ouest par Kayes (frontière Mali-Sénégal).
La meilleure façon de rejoindre Bamako de Kayes
est le train. Ca ne nous arrange pas !!!. De plus, on
est à la fin de la période des pluies.
Les routes commencent donc à sécher.
Quoiqu’il en soit, nous devons rejoindre Bamako
et par la route. Ces quatre jours sont les plus flippants
de notre séjour au Mali mais aussi les plus merveilleux
car nous passons dans des endroits reculés. La
piste entre Kayes et Bamako est de temps en temps bonne
(1 trou de 25 centimètres de profondeur tous
les 10 mètres), parfois moins bonne (10 trous
de 50 centimètres de profondeur tous les 10 mètres),
souvent il n’y a même plus de piste à
cause des pluies et à certains endroits, il n’y
a pas de piste du tout.
Nous mettons donc 4 jours pour effectuer les 500 kilomètres
séparant Kayes de Bamako. A certains endroits,
on pense participer à des épreuves du
championnat du monde de 4x4. Les amortisseurs et ressorts
de la voiture vibrent et crissent. On a même l’occasion
de s’embourber. En passant sur le côté
d’un passage boueux, les roues droites s’enfoncent
et s’enlisent dans la boue. On pensait que la
voiture aller se coucher sur le flanc. Heureusement,
le treuil est prêt à l’emploi et
nous permet de nous sortir de cette mare.
Cette traversée est flippante car les deux premier
jours, nous ne croisons aucune voiture. Comme on est
en fin de saison des pluies, on est une des rares voitures
à passer. Heureusement, la voiture passe parfaitement
tous les obstacles et tout se passe sans problèmes
techniques. Elle ne nous lâche pas dans les moments
difficiles, notre Land.
Cette traversée est merveilleuse car en nous
« perdant » dans cette région, nous
rencontrons des personnes exceptionnelles. Entre autres,
le directeur de l’école d’un petit
village nous reçoit chez lui et nous offre le
couvert et le logement.
Ce repas reste un souvenir inoubliable. On est avec
toute la famille sur des chaises à l’extérieur
avec les plats au milieu par terre. Un seau passe chez
chacun afin de se laver les main. Ensuite dans un grand
plat, le père met la semoule et la mère
la sauce de feuilles de haricots. Et puis, chacun, prend
sa main droite et fait une petite boulette de semoule
et sauce et la mange. Même chose après
avec de la semoule et du lait de vache. Nous nous faisons
reprendre à plusieurs reprises sur notre manière
de manger car soit on ne lèche pas correctement
notre main, soit on ne mange pas assez.
Pas un petit récit sans un problème technique.
Juste avant d’arriver à Bamako (50 kilomètres),
on entend un vacarme aux environs de la boîte
de vitesses et impossible d’avancer avec la voiture.
On s’arrête, on inspecte et on se dit que
l’on va devoir remorquer la voiture jusque Bamako
et la faire réparer sur place. Et c’est
là que sort Djigeri Sangaré d’un
petit village des alentours, un vieil homme et heureusement,
ancien mécanicien. Il monte dans la voiture,
la teste et donne son verdict. Il donne les ordres et
on démonte l’axe de transmission afin d’avoir
accès au cylindre où se loge le frein
à main. On nettoie le cylindre et on remet tout
en place. Il se met aux commandes de notre Land et accélère
à fond. C’est réparé. Il
revient à l’endroit de la panne où
tout le village était venu voir Djigeri à
l’œuvre et donne quelques coups d’accélérateur
avec une fierté incroyable. Cela se finira par
une photo de l’ensemble du village devant la voiture.
Il ne nous demande rien pour son travail.
Le problème technique est la conséquence
du problème de boîte de vitesses que l’on
a eu dans le désert mauritanien. Il fallait donc
nettoyer la pièce.
Nous arrivons le jeudi 17 octobre en fin de journée
à Bamako. On reste deux journées à
se balader dans la ville, visiter le splendide marché
et parler avec les maliens. On en profite pour se faire
couper, plutôt raser les cheveux. Bamako n’a
rien de spécial mais c’est une très
chouette petite ville le long du fleuve Niger.
Après ces quelques jours, au Mali, on est subjugué
par le pays qui est merveilleux mais surtout par les
gens que l’on a rencontrés. Ils sont tous
accueillants, souriants et gentils. La suite du périple
va nous emmener dans la partie touristique du Mali et
là, la relation avec la population sera complètement
différente. On devient des touristes.
Nous quittons Bamako le samedi 19 octobre et nous avons
devant nous des kilomètres de route goudronnées.
On se demande si c’est réel. Plus besoin
de faire attention aux trous, de contourner les énormes
mares de boue, de passer des gués, de se mettre
en petite vitesse pour passer des montées à
40 degrés. On est sur une table de billard.
Dimanche soir, nous arrivons à Djenné,
une petite ville entourée par les eaux de la
rivière Bani avec une splendide mosquée
en banco (terre séchée). Toutes les habitations
de la ville sont en banco. Chaque année, après
la saison des pluies, les habitations sont recouvertes
d’une couche fraîche de boue pour réparer
les dégâts occasionnés par les pluies.
Cette ville a été classée par l’Unesco.
Elle est adorable mais pour nous ce sera le choc. Le
lundi, c’est jour de marché et tous les
cars de touristes débarquent la veille. Nous
nous retrouvons donc dans un campement au milieu des
hollandais, français, allemands. Fini le Mali
authentique, bonjour le Mali touristique.
Nous quittons Djenné le lundi matin après
un rapide coup d’œil au marché. Nous
avions plus l’impression d’un marché
touristique qu’autre chose. En reprenant le bac
pour traverser le fleuve, on croise Erik et Anne-Catherine,
les deux norvégiens avec qui nous avions traversés
la Mauritanie.
Nous nous rendons à Mopti. C’est une ville
marchande sur les bords de la rivière Bani. C’est
un lieu d’échange entre les marchandises
venant du nord (Sahel et de Tombouctou) et du sud (Bamako).
Le port est donc très animé. Il s’agit
aussi d’un point de base pour le tourisme. Nous
sommes accueillis et passons la nuit à la «
Fondation pour les enfants de la rue ». C’est
une adresse que nous avons eu grâce à des
belges rencontrés à Dakar. Il s’agit
d’une organisation qui s’occupe des enfants
abandonnés, ou ayant des problèmes familiaux.
La fondation les loge, les écoute, va voir les
familles, etc. Monsieur Traoré, le directeur
et Madou, un des éducateurs nous font une splendide
impression. Cela donne envie des les aider. Nous leur
donnons une trentaine de t-shirts pour les enfants.
C’est à Mopti que nous cherchons un guide
afin de faire un trekking dans le pays Dogon. Le pays
Dogon est le lieu le plus connu du Mali. Le pays Dogon
se trouve au pied d’une falaise de 300 mètres
de haut et de 150 kilomètres de long. Les Dogons
se sont réfugiés au pied de cette falaise
lors des invasions islamistes. Ils ont gardé
leurs rites et coutumes (danse de masques, fétiche,
animiste, case à palabres, etc.).
Nous laissons la voiture pendant trois jours, préparons
nos sacs à dos et partons à la découverte
du pays Dogon. Nous avons pris comme guide Abdoulaye
Kansaye qui est dogon et cela nous a permis de mieux
connaître ce peuple. Nous visitons les villages
de Daga, Tirelli, Amani, Ouro, Nombori situés
le long de la falaise.
La première chose qui est excellente, c’est
la façon dont ils se saluent quand ils se croisent.
Voici la formule à employer :
• Seo (bonjour)
• Oumana (comment allez-vous)
• Seo (bien)
• Guenni (et la famille)
• Seo (bien)
• Deyi (et les parents)
• Seo (bien)
• Yana (et votre épouse)
• Seo (bien)
Le premier commence et ensuite l’autre répond
et puis c’est le contraire. En quelques mots,
lorsqu’ils se disent bonjour, ça prend
dix à vingt secondes. En marchant, chaque fois
que l’on rencontrait des gens, notre guide recommençait.
A côté de cela, il y a plein de rites
et de croyances. C’est super intéressant.
Par contre, les traditions se perdent de plus en plus.
Et on sent que beaucoup de choses sont maintenues pour
le tourisme. Ce qui est bien par contre, c’est
que comme il faut découvrir les villages à
pied, cela freine pas mal de monde. Ces trois jours
ont été exceptionnels tant du point de
vue des rencontres que du paysage. Cette falaise qui
s’étend à perte de vue avec les
villages nichés, c’est magique.
Le Mali nous laisse une impression exceptionnelle.
C’est un pays d’une richesse culturelle,
naturelle et humaine incroyable. Cela va sûrement
devenir une destination touristique importante en Afrique
de l’Ouest, vu le développement actuel
du tourisme.
Jeudi 24 octobre en fin de journée nous reprenons
la voiture et quittons le Mali, par des pistes et non
des routes en direction du Burkina Faso. Après
une halte à Ouahigouya, nous rejoignons Ouagadougou.
Nous restons ici quelques jours afin de demander les
visas pour la suite du voyage, visiter le SIAO (Salon
International de l’Artisanat de Ouagadougou).
Il s’agit d’un salon qui se tient tous les
deux ans et qui rassemblent tous les artisans d’Afrique.
Cela nous permettra d’avoir un superbe aperçu
de l’art en Afrique.
Ougadougou est une super ville, de petite taille, avec
beaucoup de musique, avec des chouettes petits bars
et restos. On est sûr que l’on va s’y
plaire.
Pour la suite du voyage, nous rejoindrons le Bénin
en passant par la Ghana et le Togo. Vu les tensions
actuelles en Côte d’Ivoire, nous ne passerons
pas par ce pays et nous éviterons aussi le sud
du Burkina Faso, la zone frontière avec la Côte
d’Ivoire. Nous n’aurons donc pas l’occasion
d’aller jusqu’à Banfora.
Vous voulez en savoir plus…
Notre nourriture
On mange de tout. Aussi bien des plats traditionnels
africains à manger avec les doigts que des langoustes
grillées dans les bons restos des capitales africaines.
Eh oui, on s’est payé un luxe à
Dakar, on est allé manger des langoustes grillées,
le tout accompagné d’un bon petit vin français
au Lagon I, restaurant surplombant la petite corniche
à Dakar. On a explosé le budget ce soir
là, on l’avoue.
On n’a pas pu non plus résister à
un bon petit resto à Ouagadoudou arrosé
de deux bouteilles de Pinot Noir frais.
A côté de cela, on mange des brochettes
dans la rue, on va se payer deux baguettes comme petit
déjeuner à la boulangerie du coin que
l’on recouvre de confiture soigneusement conservée
dans le frigo de la Land Rover. On mange aussi beaucoup
de fruits (mangues, papayes, pastèques, bananes,
etc.) que l’on trouve dans les villages et à
tous les coins de rue.
On mange plein de poulet car ils adorent ça.
Au pays Dogon, on a vu le poulet courir à côté
de nous et une heure après, il était servi
dans nos assiettes. Ca c’est du label «
élevé en pleine nature ».
On passe aussi beaucoup de repas. Il y a plein de petits
déjeuners que l’on ne voit pas et lors
des grandes journées de voiture, on mange pas
grand chose à part des arachides achetées
au bord de la route pendant la journée.
On se fait aussi de temps en temps à manger.
Des bons petits déjeuners avec des oeufs à
la coque et des petits soldats. Des spaghettis ou du
riz.
Et le pied, c’est que nos ventres résistent
bien.
Notre vie de mécano
La voiture va bien mais il y a toujours de petits problèmes
à fixer. De plus, les pistes du Mali l’ont
fait souffrir :
• Nous avons remplacé le câble d’accélérateur
car il nous a lâché dans les pieds en pleine
ascension de col.
• Nous avons re-serré les amortisseurs
car tout à bien vibrer pendant notre périple
malien.
• Nous avions une fuite de liquide d’embrayage.
Eh oui, encore l’embrayage. On a trouvé
la cause et c’est réparé.
• C’est la galerie de toit qui a le plus
souffert du périple. On est passé deux
fois chez un soudeur pour la renforcer à certains
points. Et on va encore y passer.
• Nous avons re-fixé le « protège-hélice
» du radiateur qui nous avait lâchement
laissé tomber à la frontière Sénégal
- Mali.
Les phrases à retenir
« Je préfèrerais que vous payez
une amende de 9000 CFA pour être en règle
», citation d’un policier malien à
la frontière qui essayait de nous dire que l’assurance
pour notre voiture n’était pas valable.
Après dix minutes de discussions avec un cheminot
qui garde un pont : « Non, il ne faut normalement
rien payer pour pouvoir traverser le pont de chemin
de fer avec votre voiture, mais les 2500 francs CFA
que je vous demandais, c’était un arrangement
entre nous. »
Nos plus belles rencontres
• Tous les enfants maliens qui crient et nous
disent bonjour quand on passe près d’eux
en voiture.
• Le repas dans le petit village de Selinkégné
avec la famille du directeur de l ‘école.
• La soirée passée à Kaolack
dans la famille Napel.
• Le garagiste Djigeri Sangaré sorti de
son village et qui nous a aidé à réparer
la voiture au milieu de nulle part.
Nos plus belles photos
Les rencontres que l’on a faites nous ont permis
de prendre beaucoup de clichés de personnages.
Il devrait y avoir quelques très beaux portraits.
Notre plus grosse crainte
On n’a plus trop de crainte pour la voiture. Elle
nous a fait ses maladies de « jeunesse »
et on la maîtrise de mieux en mieux.
Et en plus, l’embrayage tient depuis la Mauritanie.
Photos
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